Diagnostic électricité pour les parties communes d'immeuble
Electricité

Bientôt un diagnostic électricité dans les parties communes ?

21-03-16

L'Observatoire National de la Sécurité Electrique (ONSE) a publié les dernières statistiques concernant l'insécurité électrique. Si le nombre d'électrocutions a été divisé par 6 en 40 ans, le nombre de dégâts a doublé entre 2012 et 2013. Quant aux installations électriques des parties communes, elles restent un gros point noir.

Les diagnostics électricité en prévention

Selon le Groupe de Réflexion sur la Sécurité Electrique dans le Logement (GRESEL),  les incendies les plus meurtriers prennent naissance dans les parties communes des immeubles. La vétusté et le défaut de mise à la terre font partie des défauts les plus courants sur les installations électriques des parties communes.

La Confédération Générale du Logement (CGL) et le GRESEL appuient donc la création d'un diagnostic électricité obligatoire dans les parties communes.

Depuis 2009, un diagnostic électricité  est obligatoire dans le cadre de la vente d'un logement pour repérer les défauts des installations intérieures d'électricité de plus de 15 ans.

Un diagnostic électricté pour la location devrait être rendu obligatoire pour les nouveaux baux signés à compter du 1er janvier 2017.

Ces diagnostics permettent par des contrôles visuels, des essais et des mesures de repérer les défauts et prévenir les risques (électrisation, électrocution, incendie) liés à l'état de l'installation.

Baisse du nombre de décès

Grâce à la mise en place de dispositifs réglementaires - norme NF C 15-100 dans les logements neufs, diagnostic électricité pour la vente, attestation de conformité, obligation d'installations d'un dispositif différentiel 30 mA... - le nombre de décès lié à l'électricité à régulièrement baissé. Le nombre de victimes d'électrocution est passé de 200 victimes en 1970 à 40 en 2011.

Près de 600 000 dégâts électriques en 2013

590 000 dégâts électriques ont été recensés en 2013, soit deux fois plus que l'année précédente.  Ces sinistres comprennent les dégâts subis par les équipements électriques ou électroniques du logement, les accidents électriques d'origine externe (foudre, surtension, surintensité, etc.) et/ou d'explosions ou d'incendies ayant pris naissance à l'intérieur de l'appareil (échauffement, défaillance d'un composant, défaut électrique, etc.). Sur les 200 000 incendies qui surviennent en moyenne chaque année en France, un quart sont d'origine électrique.

Cette hausse des dégâts trouve en partie son explication dans la multiplication dans les foyers français de biens électroniques, qu'il s'agisse de produits électroménagers ou multimédia, sollicitant davantage les installations électriques.